La psychologie qui sous-tend le fait de devenir viral sur les réseaux sociaux
Dans le monde trépidant des médias sociaux, « devenir viral » n'est pas une question de chance ; c'est une science ancrée dans la psychologie. Derrière chaque publication qui cumule des millions de vues se cache un ensemble de déclencheurs qui incitent les internautes à s'arrêter, à s'engager et à partager. Voici ce qui se passe réellement dans notre esprit lorsque quelque chose prend son envol en ligne.
1. Les déclencheurs émotionnels stimulent les actions
Les gens ne partagent pas de contenu neutre ; ils partagent ce qui leur fait ressentir quelque chose. Des recherches ont montré que les émotions à forte excitation (crainte, joie, amusement, colère ou peur) augmentent considérablement les chances de partage. Les émotions positives comme l'inspiration et l'admiration ont tendance à stimuler la viralité encore plus efficacement que l'indignation, mais les émotions négatives telles que le choc ou la colère provoquent également des réactions. C'est pourquoi les sauvetages d'animaux réconfortants et les gros titres controversés se sont répandus rapidement. Lorsque vous créez du contenu, essayez de susciter des sentiments forts plutôt qu'un intérêt modéré.
2. Relabilité et identité
Nous sommes plus enclins à cliquer sur « partager » lorsque nous nous voyons dans le contenu. Qu'il s'agisse d'un mème amusant sur les lundis matins ou d'une histoire sincère sur la façon de surmonter l'adversité, la relatabilité crée un lien qui stimule l'engagement. Des études menées par le New York Times Customer Insight Group ont révélé que 94 % des personnes partagent pour fournir un contenu intéressant et 68 % le font pour donner aux autres une meilleure idée de qui elles sont. En pratique, cela implique d'aligner votre contenu sur les expériences et les valeurs de votre public. Lorsque votre publication reflète leur identité, ils sont plus susceptibles de la diffuser.
3. Curiosité et déficit d'information
Les humains ont envie de tourner la page. Les publications qui taquinent sans tout révéler créent une « lacune d'information », une démangeaison lancinante à laquelle il faut remédier. Connu sous le nom de théorie de l'écart de Loewenstein, ce phénomène explique pourquoi des titres tels que « Vous ne croirez pas ce qui s'est passé ensuite... » sont si attrayants. En ouvrant une histoire en boucle et en promettant un gain, vous obligez les spectateurs à cliquer, à regarder ou à lire jusqu'à la fin. Assurez-vous de tenir cette promesse, sinon vous risquez d'éroder la confiance.
4. Preuve sociale et mentalité de troupeau
La preuve sociale est puissante. Lorsque nous voyons des milliers de likes, de commentaires ou de partages, nous supposons que le contenu mérite notre attention. Cette mentalité de troupeau nous pousse à regarder, à aimer et à partager pour ne pas être en reste. Le fait de mettre en avant les chiffres d'engagement, d'encourager les commentaires ou de présenter du contenu généré par les utilisateurs peut amplifier cet effet. Plus votre contenu est interactif, plus il a de chances d'être partagé.
5. La nouveauté et la surprise attirent l'attention
Le cerveau humain adore les imprévus. Des idées nouvelles, des visuels surprenants ou des points de vue inhabituels font fi du bruit et attirent l'attention. Les recherches sur le contenu partageable montrent que les publications présentant de multiples pics émotionnels, plutôt qu'un seul point culminant, sont plus susceptibles d'être partagées. En introduisant des rebondissements, des retournements de situation ou des faits contre-intuitifs, vous maintenez les spectateurs engagés et désireux de partager l'expérience.
6. La narration crée un investissement émotionnel
Notre cerveau est conçu pour les histoires, pas pour les statistiques. Lorsque le contenu se dévoile comme un récit avec un début, une tension et une résolution, il nous accroche émotionnellement et rend l'expérience mémorable. Les histoires à partager mettent souvent en scène des personnages auxquels on peut s'identifier, suscitent de l'empathie et comportent des rebondissements inattendus. Les récits permettent aux gens de se voir dans le voyage, ce qui augmente la probabilité qu'ils le partagent avec les autres.
7. Simplicity gagne dans un flux bondé
Le contenu viral est facile à consommer et à partager. Les personnes traitent les informations plus efficacement lorsque les messages sont clairs et concis. Le contenu qui offre une valeur pratique élevée avec une charge cognitive minimale, comme des conseils pratiques, des listes ou des explications concises, donne de bons résultats car il est utile sans nécessiter un effort mental important. Divisez les informations en morceaux faciles à digérer et utilisez une hiérarchie visuelle claire pour aider votre public à réagir rapidement et à les transmettre.
8. Nostalgie et expression de soi
Les contenus qui puisent dans la nostalgie peuvent être particulièrement puissants. Des études suggèrent qu'une partie importante des jeunes publics préfèrent les contenus qui leur rappellent le passé ; les déclencheurs nostalgiques leur apportent réconfort et évasion. L'expression de soi est tout aussi importante : les gens partagent des citations, des mèmes et des histoires pour exprimer leurs croyances, leurs passions et leurs aspirations. En donnant au public la possibilité de s'exprimer, que ce soit par le biais de messages motivants, de commentaires pleins d'esprit ou de références culturelles, vous l'encouragez à associer son identité à votre contenu.
Réflexions finales
Devenir viral n'est pas de la magie ; c'est de la psychologie en action. Les publications qui explosent sur Internet font appel à nos émotions, à notre curiosité et à notre désir de créer des liens. Ils apportent de la valeur, renforcent l'identité, créent du suspense et invitent les gens à participer à une conversation plus large. Si vous voulez que votre contenu soit diffusé, concentrez-vous sur la création d'articles que les gens se sentent obligés de partager, et pas simplement sur la consommation passive. L'attention se gagne et l'émotion est la monnaie d'échange.